• 13 Nov 2017

Un maitre de retour à Paris

Peinture d'Anders Zorn représentant deux personnages, un homme en braque et une femme sur le ponton d'un lac aux eaux un peu agitées.

Anders Zorn, Vacances d’été, 1886 © Anders Zorn

Après Carl Larsson en 2014, Paris prend les couleurs de la Suède en 2017 jusqu’au 17 Décembre, avec l’exposition de l’artiste Anders Zorn, qui n’avait pas été honoré dans la capitale depuis 1906. Cette exposition au Petit Palais met en avant son talent d’aquarelliste mais également sa photographie, médium mimétique qu’il a tenté d’adopter en son temps. Avec cet événement, il s’agit d’essayer de renouer le lien existant jadis entre la création artistique française et suédoise.

 Anders Zorn, peintre et graveur de grands personnages

Portrait par Anders Zorn du président américain Grover Cleveland assis dans un fauteuil, en costume, noeud papillon et portant la moustache

Anders Zorn, Président Grover Cleveland, 1899 © Anders Zorn

Considéré comme la figure majeure de l’art suédois, et par extrapolation de l’art scandinave, Zorn était un peintre, graveur et sculpteur. Sa renommée était internationale, de la Suède aux États-Unis, en passant par l’Angleterre et la France. Connu pour ses portraits riches et détaillés, il a peint et gravé les plus grandes personnalités de son époque. Ainsi, les présidents américains Théodore Roosevelt et Grover Cleveland ont été portraiturés par le Suédois. Le roi Oscar II de Suède, et la princesse Sofia de Nassau ont été également commandités leurs portraits. Ces commandes ont participé grandement à l’ascension artistique et sociale de cet artiste nordique. 

L’aquarelle: une vocation

Autoportrait d'Anders Zorn habillé en rouge, debout avec une cigarette à la main

Anders Zorn, Autoportrait en rouge, 1915 © Anders Zorn

Ayant débuté ses études artistiques dans la sculpture, Zorn se découvre très rapidement un talent d’aquarelliste à l’Académie Royale des Beaux-Arts de Stockholm. Avec une touche très particulière, l’artiste peint des tableaux avec une profondeur de champ et un relief visuel incroyables. Son tableau Vacances d’été est d’une telle précision photographique que l’on croit se trouver, au premier abord, devant un daguerréotype. Le contraste entre lumière et ombre rend presque vivante l’eau de ce lac. Les personnages s’animent, créant alors du mouvement, en réponse à cette eau turbulente.

Une peinture presque photographique

Son art retranscrit la nature, et la réinvente avec des codes picturaux qui lui sont propres, tout cela à la fois. Le mimétisme de sa peinture est telle que c’est la vie qui semble s’inspirer de l’aquarelle et non l’inverse. Son utilisation de la photographie, à la fin d’exposition, montre les influences des arts entre eux. La photographie servait d’étape à la peinture et complétait celle-ci.

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Lisez notre dernier article à propos de l’exposition Next Level Craft à l’Institut Suédois, à Paris.