• 22 Mai 2018

Du 11 avril au 27 août, la Fondation Louis Vuitton à Paris propose une exposition questionnant les rapports de l’Homme à son environnement intitulée “Au diapason du monde.” Pour cette occasion une trentaine d’œuvres issues des collections de la Fondation sont présentées. Matisse, Giacometti, Ritcher, de grands noms de l’Art Moderne et Contemporain font partie de l’exposition.

Installation de François Morellet

François Morellet, Adagp, Paris, 2018 © Fondation Louis Vuitton / Marc Domage

“Au diapason du monde” des regards croisés de plusieurs générations d’Artistes

Depuis son ouverture en 2014, la Fondation Louis Vuitton propose de découvrir une collection aussi colossale que diverse. Dans sa dernière exposition intitulée “Au diapason du monde“, la thématique principale est le questionnement actuel de la place de l’Homme dans l’univers et son rapport à l’environnement. Pour ce faire, Suzanne Pagé, Directrice Artistique de la Fondation, a délibérément mélangé les médiums et les époques. Les 28 Artistes sélectionnés pour l’exposition occupent l’ensemble de l’espace conçu par l’architecte américain Frank Gehry. “La grande majorité des œuvres n’a jamais été vue” explique Suzanne Pagé. Il s’agit de proposer des perspectives différentes sur des Artistes qui sont pour l’immense majorité des personnalités influentes du monde de l’Art.

Créer des espaces immersifs pour les visiteurs

La manière dont Suzanne Pagé a conçu “Au diapason du monde” se veut différente des modes d’exposition traditionnels. En effet, les œuvres “ont été choisies non selon des critères d’historiens de l’Art mais pour le plaisir de l’effet visuel qu’elles suscitent.” Ainsi, différents parcours sont proposés à travers un large éventail de médiums: peinture, sculpture, vidéo, installation etc. “J’ai décidé de prendre pour guide la conscience de mon émoi” a affirmé Suzanne Pagé en reprenant les termes de Roland Barthes. Par exemple, l’Artiste allemand Gerhard Ritcher propose un travail sur l’image et ses possibles reproductions. Avec son panneau de 2,10 mètres de long, l’Artiste revisite la technique du “dripping” initiée par Jackson Pollock pour proposer une plongée littérale dans la couleur.

Lilak en 1982 par Gerhard Richter

Lilak, 1982 © Gerhard Richter

Une partie controversée: la place importante accordée à Takashi Murakami

Une place importante est accordée à l’Artiste japonais Takashi Murakami né en 1962. Cet Artiste dont Art-Trope vous avait parlé à l’occasion de son article dédié à la Frieze de New York, divise le monde de l’Art. En effet, du génie à l’imposture, cet Artiste aux couleurs criardes est régulièrement l’objet de nombreuses critiques. Néanmoins, Suzanne Pagé justifie son choix: “il est plus complexe que ce que veulent bien montrer ses produits dérivés.” Sa production combine mangas japonais, Pop Art et peinture traditionnelle nippone. L’Artiste a toujours voulu devenir réalisateur de films à Hollywood. Dans ce contexte, l’exposition comprend une sélection d’œuvres vidéo qui sont un aspect méconnu de la personnalité de l’Artiste. Cela répond à de récentes critiques. “On se demande alors ce que les œuvres criardes, bavardes, lassantes, de Takashi Murakami viennent faire là” a ainsi écrit Télérama.

Takashi Murakami à la Frieze New York 2018

Takashi Murakami, Frieze New York 2018 © Linda Nylind

 

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Sources: Télérama et Les Echos