• 17 Oct 2017

Aujourd’hui, c’est à l’artiste autrichienne Kiki Kogelnik qu’Art-Trope s’intéresse. Représentante malgré elle du Pop Art autrichien, l’artiste est très présente sur la scène artistique parisienne depuis 2 ans, particulièrement à travers la galerie Natalie Seroussi au sein d’expositions in situ, telles que La Femme Visible ou encore à la Fiac lors des éditions 2016 et 2017, et à New York chez Simone Subal.

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Kiki Kogelnik, Female Robot, 1964 © Kiki Kogelnik Fondation

De Bleiburg à Paris, puis New York

D’abord proche de l’Abstraction, mouvement alors en vogue en Europe avec des artistes tels que Serge Poliakoff, Kiki Kogelnik décide de parcourir les Etats-Unis, avant de s’installer à New-York en 1962 où elle côtoie le monde du Pop Art tels qu’Andy Warhol, Roy Lichtenstein, Robert Rauschenberg et Tom Wesselmann, entre autres.

Un univers technologique influencé par le Pop Art

Bien qu’elle ne se revendique pas de ce courant, le Pop Art a une forte influence sur ses œuvres, ajoutant les couleurs vives à ses sujets inanimés telle que la robotisation des corps, et la désarticulation au moyen de charnières faisant le lien entre des parties de corps désarticulés, thèmes qui rappellent les événements marquants de sa vie (Guerre du Vietnam, Hiroshima). C’est un véritable univers technologique aussi fascinant que terrifiant que retranscrit l’artiste à travers ses œuvres, représentant l’anonymat, des corps sans identité propre, en plein cœur d’une société de consommation de masse d’après-guerre en plein essor, en proie à de violents conflits politiques, comme le montre son œuvre Bombs in Love (1962), représentant l’appareil génital féminin au moyen de deux bombes peintes. À l’aide de matériaux divers et variés, l’artiste s’est distinguée pour sa série d’œuvres « Hangings », représentant des corps humains découpés dans des feuilles de vinyle, pendues à des cintres, comme Hanging (1970).

Une féministe pop

Dans un milieu masculin, elle se démarque par un féminisme teinté d’humour, explorant le corps de l’être humain à travers des formes sans visages, et donc sans identité, asexuées et bidimensionnelles, dont la seule vie est insufflée par les couleurs marquantes, vives, de sa peinture ou des matériaux qu’elle choisit d’utiliser, comme le vinyle. À compter de 1970, son penchant pour l’aplatissement des corps côtoie son exploration de l’espace, donnant naissance à des œuvres sculpturales, en verre ou en céramique.

Pour plus d’informations sur l’artiste, consultez le site de la Fondation Kiki Kogelnik.
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