• 14 Nov 2017

La rétrospective au Grand Palais

L’exposition « Gauguin l’Alchimiste » au Grand Palais, s’achevant le 22 Janvier 2018, entend retracer la démarche artistique de l’Artiste, à travers ses œuvres. Leur grand nombre et la diversité des matériaux utilisés ont inspiré cette exposition. Avec plus de 230 oeuvres, celle-ci se veut quasiment exhaustive, couvrant une large période. Sa vie et son œuvre sont à tour de rôle marquées par le voyage, le changement et le retour aux sources.

Peinture par Paul Gauguin. Le moulin peint est le moulin Ty Meur, dit aussi moulin Saint-Guénolé, du nom de la colline qui le surplombe. C'était le dernier moulin de la rive gauche avant la mer et l'avant-dernier des 14 moulins de la ville. Il subissait l'action de la marée, ce qui réduisait son temps de mouture. La proximité du port est évoquée par la présence d'un bateau sous voiles à quai.

Paul Gauguin, Les Lavandières à Pont-Aven, 1886 © Paul Gauguin

La diversité artistique de Paul Gauguin

Le visiteur peut y découvrir les célèbres peintures de l’Artiste, de même que des sculptures sur bois, des gravures et des dessins. Ces oeuvres moins connues n’en sont pas moins intéressantes dans le processus de création de l’Artiste. Tout comme ses contemporains, Gauguin s’est imprégné des créations d’autrui pour imaginer les siennes, notamment des Impressionnistes. Ainsi, sa vision de l’objet tel qu’il le ressent, sa technique et les couleurs qu’il applique lui valent son rattachement au courant du Postimpressionnisme et du Synthétisme, avec Vincent Van Gogh, entre autres. 

Peintre postimpressionniste et précurseur de l’art moderne

Peinture par Paul Gauguin de deux tahitiennes assise sur le sable, au bord de la mer, l'une est vêtue en rouge, l'autre en violet.

Paul Gauguin, Femmes de Tahiti, 1891 © Paul Gauguin


Débutant sa vie artistique entre Paris, Lima et Orléans, Gauguin voyage beaucoup. S’installant à Rouen pendant près d’un an, Gauguin s’inspire vite de ses contemporains impressionnistes Degas et Pissarro. De ces derniers, il hérite le goût de dépeindre la ville et ses alentours. Déménageant au Danemark avec sa famille, il rentre très vite à Paris. Il commencera la création d’une cinquantaine de céramiques, talent qu’il a développé aux côtés d’Ernest Chapelet, célèbre céramiste. Son voyage le plus marquant reste la Polynésie, qui influencera à jamais sa peinture, avec des motifs et thèmes récurrents. La femme tahitienne et la nature luxuriante de ces îles prennent une place prépondérante dans son art. En réalisant plus de quarante toiles en moins d’un an, il montre l’impact de ce voyage sur son oeuvre. Sa vision idyllique de la Polynésie efface totalement les aspects négatifs qu’a eu la colonisation de ces terres. 

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