• 12 Avr 2018

Arié Botbol, photographe et Artiste Art-Trope, nous embarque dans son voyage artistique. Découvrez son parcours et sa démarche.

La Madone aux nèfles de la série Vies Intérieures par Arié Botbol

La Madone aux nèfles, série Vies Intérieures © Arié Botbol

Son parcours

Né au Maroc, mais vivant en France depuis l’âge de 7 ans, j’ai suivi des études en Ecole de Commerce à Lille puis au CELSA à Paris. Par la suite, j’ai fait carrière dans le conseil en communication. Fondateur de mon agence en 2004, la dimension artistique et conceptuelle de la direction de création pour les marques me procurait autant de plaisir que le volet stratégie. Cette fibre créative s’est aussi exprimée à travers la pratique de la photographie entre 1995 et 2010. A partir de 2011, elle prend plus de place dans ma vie. J’apporte alors un soin encore plus particulier à la qualité de mes images. La réflexion autour de séries cohérentes se renforce et c’est en 2014 que je monte ma première exposition en galerie. La pratique de la prise de vue, du post traitement et du montage d’expositions sont de nature totalement autodidacte.

L'Ame du Foundoukde la série Light 2 par Arié Botbol

L’Âme du Foundouk, série A la recherche du Paradis perdu © Arié Botbol

Sa démarche artistique

Je suis à la fois Artiste auteur et Photo-reporter. D’ailleurs, depuis le mois d’octobre 2017, je suis représenté par l’agence de photographes Hans Lucas, en tant que Photo-reporter. Même si j’aime rester attentif à ce qu’il se passe dans ma ville, à Paris, mon regard n’est jamais aussi en éveil que lorsque je voyage à travers différents continents, différentes cultures et civilisations. La photographie et le voyage sont pour moi intimement liés. Regarder le monde à travers l’objectif est une façon d’aiguiser ma curiosité pour ce qui m’entoure et de l’observer avec plus d’acuité et de sensibilité. Depuis l’acquisition de mon premier appareil reflex argentique à l’âge de 20 ans, je n’ai jamais cessé de scruter la ville et le monde. Les grands photographes que sont Harry Gruyaert, Steve McCurry, Alex Webb, Saul Leiter ou encore Joel Meyerowitz avec leur maîtrise des jeux d’ombres et de la couleur, n’ont jamais cessé de m’inspirer. Cela me permet d’être un photographe de l’intime. Etant né au Maroc, j’ai précieusement conservé de mon pays natal, le goût des couleurs, des saveurs et du raffinement. Ainsi, je propose des images pleines d’humanité qui parlent souvent de la famille et des moments d’intimité. Je me laisse surprendre par la beauté des personnes que je croise. Cette intimité nous relie tous à travers l’espace et le temps. Je cherche donc à établir avec le spectateur une complicité émotionnelle.

Photographie de l'Artiste Arié Botbol

La bergère aux amandiers, série A la recherche du Paradis perdu © Arié Botbol

Son évolution

En 5 ans de pratique plus assidue et plus professionnelle de la photographie, mon regard s’est de plus en plus porté vers l’individu comme sujet central. Cela suppose une recherche de proximité, d’immersion dans leur quotidien. Il faut me rapprocher de mes sujets et donc me faire accepter en tant que photographe. J’ai actuellement deux séries en réflexion. La première s’intitule “La Cité intime” à savoir la ville que nous ne voyons pas au premier regard. Il s’agit de montrer que l’intimité de la cité n’a rien perdu de sa force, malgré l’émergence des nouvelles technologies et des réseaux sociaux qui ont tendance à isoler l’individu et déstructurer les rituels familiaux. La seconde s’axe autour des Mères Méditerranée, soit une anthropologie visuelle des mamans autour du bassin méditerranéen. L’idée est de faire le tour de la Méditerranée, d’une rive à l’autre, pour en tirer une monographie documentaire, traitant des différentes relations Mères/enfants autour de tous les pays du bassin. Cette mer, à la forte personnalité, est le berceau commun à tous ces pays, fournissant ainsi un terreau culturel commun plus ou moins marqué. La suite de ma démarche artistique est justement de réussir à renforcer un style artistique qui m’est propre. 

Ses expositions

Ma première exposition s’est déroulée en juin 2014 à la galerie parisienne La Laverie, et s’intitulé “Ailleurs, Exactement.” C’était un très beau moment. Huit autres expositions ont suivi, à Paris notamment avec, entres autres,  la galerie Vidi Vixi, le Salon de la Photo 2017 et la galerie 44 Kléber. Je garde un excellent souvenir de ma participation par deux fois au Salon de la Quatrième image qui attire chaque année 20 000 visiteurs. Sur le plan international, la librairie Les Insolites située à Tanger a accueilli mon exposition “Réminiscences marocaines” en juillet 2016. L’édition de mon premier livre photographique diffusé en Librairies intitulé “Correspondances marocaines” fut également une étape importante. Dans ce livre je  révèle d’inconscientes et subtiles correspondances photographiques, saisies lors de mes pérégrinations à travers le monde, en écho à mes racines. Mon Maroc natal me suit partout où mon regard se pose. Ces réminiscences de paradis perdu ont forgé ma sensibilité. J’ai ainsi pris le temps de collecter toutes ces scènes pour en produire une nouvelle géographie humaine. J’expose les 4, 5, et 6 mai 2018 avec Hans Lucas au Salon international de la photo documentaire, PHOTO DOC, à l’espace des blancs manteaux à Paris.

Photographie de la série Poésies urbaines par Arié Botbol

La Funambule, série Poésies urbaines © Arié Botbol

Sa relation avec Art-Trope

Ce que je recherche avant tout dans Art-Trope, c’est la qualité de la représentation d’une part mais également des conseils sur mon développement en tant qu’Artiste. Par ailleurs, Art-Trope est un moyen d’obtenir des résultats concrets sur ma visibilité d’Artiste. C’est également une voie pour exposer et accéder à des services que je peux activer en fonction de mes besoins et à mon rythme. L’accompagnement dans mes objectifs d’exposition, tant en salons qu’en galeries, est un aspect essentiel du bon développement de ma carrière artistique. Toutes ces raisons m’ont poussé à intégrer la communauté Art-Trope.

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