• 5 Juin 2020

L’Artiste Antoine Buttafoghi nous raconte sa vision de la photographie et immortalise des moments parfaits que le monde nous propose : 

antoine buttafoghi - le cygne et la ballerine - photographie - 2018

Le cygne et la ballerine – 2018 © Antoine Buttafoghi

Son Parcours

Enfant, je parlais très peu, mais je dessinais beaucoup. Aussi loin que je remonte dans ma mémoire, je me rappelle d’un voisin qui avait un appareil photo et je me disais : « quelle chance, il peut capturer le monde ! ». Ensuite, j’ai fais de la musique pendant plus de 20 ans, puis de l’informatique musicale et plus tard, j’ai découvert Photoshop. La photographie m’a ensuite rattrapée. Je crois que la passion de l’image a toujours été ancrée en moi. Jeune enfant, je passais énormément de temps à regarder et à admirer les reproductions de tableaux dans mes livres d’histoire. J’analysais les images sans le savoir.

J’enseigne les techniques liées à l’image depuis plus de vingt ans, en tant que formateur, consultant (pour des photographes, retoucheurs, infographistes et directeurs artistique) sur Paris et je suis professeur à l’université de corse. J’ai également été journaliste spécialisé pour le magazine Création NumériqueL’enseignement est une bonne chose, car on apprend beaucoup dans l’échange et cela nous oblige à être constamment à jour dans nos connaissances.

Son Domaine d’expression

antoine buttafoghi - jaune - photographie - 2016

Jaune – 2016 © Antoine Buttafoghi

L’inspiration provient d’une source spontanée et indéfinissable et elle se déclenche dans la majorité des cas de façon hasardeuse au travers de nos sentiments. Elle est bien plus qu’une simple intuition et elle s’alimente sans cesse de mon quotidien. Elle semble avoir une forme tentaculaire, car le tout se nourrit de tout. Evidemment, la photographie, le dessin, la peinture, les films et la musique sont mes sources d’inspiration. Il faut surtout et c’est bien le plus important, avoir l’œil curieux, aux aguets, toujours en alerte et sans doute, garder au plus profond de soi, son regard d’enfant. Il faut s’émerveiller sans cesse !

Je travaille depuis quelque temps sur une série intitulée “Solitude(s)” qui souligne l’humain dans toute sa diversité, qu’il soit connecté ou non avec son environnement. Ce qui m’intéresse surtout lorsque je photographie, ce sont les tensions entre les différentes masses visuelles et leur équilibre. Je suis soucieux d’organiser ce qui se trouve dans le cadre, dans le moindre détail. Tout doit être réuni pour produire une image qui capture un moment éphémère de perfection comprenant un alignement parfait, un point d’équilibre de la composition, une harmonie le tout dans un bon timing. J’essaie de présenter des images douces, humaines et sensibles.

La technique doit être apprise et maîtrisée pour vite l’oublier, car il faut aller à l’essentiel, le plus important c’est l’image aboutie, que ce soit à la prise de vue, au développement ou en retouche. Mais bien évidemment, il faut faire le maximum dès la prise de vue. Une composition bancale n’est pas rattrapable. Le but d’une bonne photo, pour moi, est de provoquer une émotion, un questionnement. Cocteau disait : « l’art n’existe que s’il prolonge un cri, un rire ou une plainte ». La photographie n’est pas qu’une question de lumière et de composition, elle doit susciter une émotion, une interrogation, interpeller une fragilité en nous.

Son évolution

antoine buttafoghi - u molu - photographie - 2015

U molu – 2015 © Antoine Buttafoghi

J’ai été finaliste du prestigieux prix Hasselblad Masters en 2012 avec des photomontages en présentant un travail de photo-composition avec une vision un peu baroque. Puis, plus ma pratique photographique s’est intensifiée, plus j’ai eu envie d’alléger mes compositions pour aller à l’essentiel. Pour l’anecdote, j’ai retenté ce même prix en 2018 et j’ai été en finale devant près de 3 500 photographes dans la catégorie Street Photography.

Ma dernière série intitulée “Solitude(s)” met en lumière les solitudes, multiples et variées. La solitude est aussi le royaume des photographes. Être photographe est un exercice profondément personnel, car photographier c’est entrer dans le monde des solitaires. Mais, j’ai besoin de me laisser guider par mon intuition. Parallèlement à mon travail personnel, je suis, également en train d’organiser des workshops photos au Groenland qui devraient démarrer l’hiver prochain. C’est un projet qui me tient très à coeur ! Sans doute, vais-je continuer ma série « Kalaallit Nunaat » sur cet endroit du monde à la fois déroutant et si attachant !

Ses expositions

antoine buttafoghi - songe (trocadero) - photographie - 2012

Songe (Trocadéro) – 2012 © Antoine Buttafoghi

Mes photographies ont été exposées en Hongrie, en Inde, au Royaume-Uni, en Italie, au Japon et au Brésil et au Luxembourg. J’ai sans doute été le plus marqué par l’exposition au Musée National de Brasilia en 2013. Mais je garde toujours une place particulière pour ma première exposition au Grand Duché du Luxembourg en 2008.
Je prépare une exposition personnelle en Russie en janvier 2021 dans une galerie à Nizhny Tagil (dans l’Oural).

Sa relation avec Art-Trope

antoine buttafoghi - pont de lalma - photographie - 2018

Pont de l’Alma – 2018 © Antoine Buttafoghi

En tant que photographe, je passe plus de temps derrière mon appareil ou mon ordinateur qu’à côtoyer les acteurs du marché de l’Art pour faire avancer ma carrière artistique. J’ai toujours eu une certaine pudeur à montrer mon travail et j’ai besoin de collaborer avec des personnes au travers d’une relation saine et apaisante.

J’ai énormément confiance en Virginie, d’ailleurs ma confiance en elle a été immédiate, dès notre premier entretien téléphonique, la rencontre n’a fait que confirmer l’assurance que je mettais dans notre collaboration. Lors de mon entretien stratégique, ses conseils m’ont permis de progresser et d’avancer. Pour moi les relations humaines reposent sur la confiance, elle est le fondement d’une collaboration épanouie. Art-Trope offre un accompagnement total sur lequel je peux compter afin de me consacrer à mon travail. Il est bon de savoir que l’on est épaulé.

Retrouvez le profil Art-Trope de l’Artiste Photographe Antoine Buttafoghi ici.
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