• 1 Oct 2019

L’Artiste Photographe Maribé entre dans l’imaginaire des patients par son travail artistique à but thérapeutique. Découvrez sa démarche :

Maribé Artiste Photographe et son oeuvre l'Attente

L’Attente, 2017 © Maribé

Son parcours

Le désir de créer a toujours existé, sans toutefois savoir précisément ce que je voulais faire à l’origine. J’ai commencé à apprendre la photographie avec des amis à l’université puis j’ai pris des cours de photographie du soir à Paris, à l’époque où je travaillais en entreprise. J’ai également suivi une formation à l’Institut Spéos (Paris) en 2002-2003, qui a validé mon diplôme d’Artiste Photographe. J’y ai alors découvert la photographie numérique, l’Art du cadrage et de la composition. La technique d’incrustation que j’utilise est personnelle. En mêlant les images les unes aux autres, j’ajoute les nuances et retouches nécessaires par des incrustations et des masques. La photographie doit permettre d’être dans la réalité mais aussi d’entrer dans l’imaginaire du patient, ses angoisses, son espoir, son subconscient. Ce travail a un but thérapeutique : permettre à toute personne en souffrance d’être mise en lumière et aider la recherche médicale en soutenant les Fondations. Cela me tient particulièrement à cœur car j’ai moi même été confrontée à la maladie, et il devenait urgent de transformer un parcours personnel et médical difficile en une œuvre artistique et positive.

Sa démarche artistique

En photographie, j’aime beaucoup l’univers onirique de Sarah Moon, Katia Chauscheva ou l’univers plutôt cauchemardesque Antoine d’Agata. Je suis inspirée également par le style des fresques antiques. Mes sources d’inspiration varient d’un jour à l’autre, tout me nourrit : les images, les musiques, les textes, les expositions que je découvre.  Je fais souvent allusion à un extrait du poème Correspondances de Baudelaire qui illustre parfaitement, selon moi, l’origine de l’inspiration :

« Dans une ténébreuse et profonde unité,
Vaste comme la nuit et comme la clarté,
Les parfums, les couleurs et les sons se répondent. »

Le corps, le mouvement, la douleur, le dépassement de soi, l’opposition entre le côté obscur et la lumière sont des thèmes récurrents dans mon travail. Tout cela dans la nuance, la douceur même si mes images cachent beaucoup de violence et de souffrance. J’utilise des superpositions, des incrustations, du flou, car nous sommes nous-mêmes tout cela à la fois. Nous avons diverses facettes, comme une « épaisseur » humaine faite de différentes couches en quelque sorte, forte d’expériences de vie qui se superposent et révèlent des aspérités. On dit qu’il faut des failles pour que passe la lumière. J’explore ces failles, dans le corps et la pensée des malades, leur douleur et leur capacité d’en faire un parcours de résistance qui les rend souvent plus forts et moins lisses. Je cherche à emmener le spectateur dans l’univers du malade pour qu’il découvre la relation qu’il entretient avec son corps et son histoire.
Le support papier que j’utilise pour mes photos est un peu rugueux, texturé, pour symboliser ces aspérités.

Oeuvre de Maribé Artiste Photographe

Echappée, 2017 © Maribé

Son évolution

Je souhaitais faire un projet différent de mon travail de reportage, plus créatif et personnel, en utilisant des procédés de retouches différents. Je suis partie d’une idée de superpositions, de quelques formes, puis tout est venu naturellement au fur et à mesure. L’envie d’ajouter des textures les unes sur les autres est apparue au même moment. J’ai vite réalisé que pour LE CORPS SAIT (jeu de mot avec le Corset), je voulais utiliser des images symboliques liées à l’enfermement. Ainsi, j’ai photographié les murs d’une ancienne prison et de vieux bâtiments en ruine. Ensuite, chaque enfant que je rencontrais au cours de mes séances photos m’inspirait pour un univers particulier qui me poussait à essayer de nouvelles choses. Je suis en discussion avec un centre de recherche à Montréal, qui souhaiterait collaborer avec moi pour réaliser une série évoquant la notion d’identité chez les malades portant des prothèses faciales en raison du cancer qui atteint le visage et le ronge. Ce projet me passionne déjà. Je pense aussi aborder ultérieurement le thème de l’autisme, qui est également lié à l’idée de l’enfermement. Ce projet aide les malades en les sortant de leur isolement et en les mettant en lumière. Il peut aussi être mis en avant pour attirer l’attention sur certaines causes médicales dont on parle peu. Lors de chaque série, je souhaite qu’une partie des ventes de mes œuvres soit reversée à une fondation ou un centre de recherche directement lié au thème traité. C’est ce que je fais actuellement avec la Fondation Yves Cotrel à Paris, qui se consacre aux recherches sur la scoliose et qui a présenté mon projet lors de 2 événements en 2018.

Oeuvre de l'Artiste Photographe Maribé

Cocon, 2017 © Maribé

Ses expositions

En tant qu’Artiste photographe, j’ai exposé une série sur la danse flamenco et le corps en mouvement à la Galerie Renoir (cinéma Le Latina à Paris) en 2004. En septembre 2018, j’ai présenté quelques photos de ma série LE CORPS SAIT lors des Scolympiades, un événement organisé par la Fondation Yves Cotrel sur le parvis de l’Institut de France. Le 30 novembre 2018, le projet a été présenté et exposé lors de la réunion annuelle des membres et donateurs de la Fondation Yves Cotrel, présidée par M. Xavier Darcos. Cette date a été importante car mon projet LE CORPS SAIT était présenté dans une magnifique salle de l’Institut de France en présence de quelques personnalités et de scientifiques venus du monde entier, dont certains étaient émus aux larmes par mon travail. J’ai eu le grand bonheur d’y accueillir Marie-Agnès Gillot, ancienne danseuse étoile de l’Opéra de Paris, qui a porté un corset pendant plusieurs années et qui a été touchée par mon travail. J’ai présenté et vendu en parallèle des toiles dans des ventes aux enchères pour aider des associations telles que FÊTE LE MUR lors du Tournoi Roland Garros 2019, (association de Yannick Noah pour aider les enfants de quartiers défavorisés), ou l’association MAROC DEVOIRS ET DROITS afin de financer une caravane médicale au Maroc en juin 2019. Je souhaite, comme tout Artiste, que le public soit touché par ces histoires dans lesquelles ils se retrouveront peut-être, ou qui leur rappelleront le cas d’un proche. J’aimerais que ce projet aille au-delà des frontières et mette en lumière des personnes qui ont pris l’habitude de se cacher, et qui feront le pas vers une guérison dans tous les sens du terme.

Photographie de l'Artiste Photographe Maribé

Impasse, 2017 © Maribé

Sa relation avec Art-Trope

Je ne connais pas ce marché, ni ses spécialistes, ni ses lieux. Par ailleurs, je ne sais pas nécessairement communiquer de la meilleure manière possible. Les remarques pour améliorer le profil, la présentation et la visibilité de l’artiste sur les réseaux sociaux sont très pertinentes et je me sens bien accompagnée. De plus, Art-Trope est une formidable opportunité d’être mise en avant, tant en France qu’à l’étranger, de manière professionnelle et cadrée. L’important est de savoir que les projets seront compris, soutenus et mis en avant par des personnes qui accordent de l’importance aux rapports humains et à la démarche des Artistes. Je suis confiante dans le professionnalisme et le réseau de qualité d’Art-Trope.

Découvrez le profil Art-Trope de l’Artiste Photographe Maribé ici.

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