• 25 Juin 2019

De la prise de vue au tirage, le Photographe Michel Rubinel maîtrise révèle l’équilibre de l’image dans sa création artistique:

Oeuvre du Photographe Michel Rubinel

Capoeira à Salvador da Bahia, 2001 © Michel Rubinel

Son Parcours

Le premier contact avec l’appareil Photographique a été celui de la réalité transformée, magnifiée. En effet, je trouvais les repas de famille ennuyants, jusqu’au jour où ma sœur a amené sont nouvel appareil photo Pentax. Lorsque j’ai porté mon œil au viseur, la scène banale du déjeuner du dimanche était sublimée. Je me suis senti bien. Comme si je trouvais ma place. A l’âge de 14 ans, cela est même devenu une obsession que d’avoir un appareil photo. J’ai d’abord voulu tout photographier : les scènes de rue, les objets, les gens, les portraits d’amis. Par la suite, j’ai voulu reproduire ce que je voyais dans le magazine Zoom et en particulier la mode des années 70 avec des couleurs criardes. J’admirais particulièrement les photographies de Guy Bourdin. C’est ce choc visuel qui m’intéresse. En réalisant mes premières photographies, j’ai rapidement voulu expérimenter et tenter des associations de formes. Je suis Photographe autodidacte, me nourrissant de tous les ouvrages que j’ai pu trouver. J’ai ensuite travaillé dans les laboratoires photo ce qui m’a permis d’éduquer mon regard grâce au travail des autres. En parallèle, j’exerce le métier de journaliste et d’éditeur-photo dans une agence de presse.

Sa démarche artistique

De manière générale, les portraitistes anglo-saxons tels Irving Penn, Albert Watson et Richard Avedon, Diane Arbus m’inspirent grandement. Je suis également très sensible aux reporters tels que Eugene Smith, Dorothea Lange et Robert Frank. Ainsi, les reportages en noir et blanc de Robert Frank avec les scènes de rue réalisées aux Etats-Unis avec des ambiances lumineuses particulières m’ont beaucoup marqué. La lumière avait un sens, une direction, elle éclairait les scènes, ce qui n’est pas évident dans le quotidien. Il transformait aussi la réalité. Le portrait, la mode, l’architecture et le reportage sont des thèmes récurrents dans mon travail. Je suis à la recherche de moments d’exception, avec une forme d’équilibre. Je fais tous mes tirages moi-même car je veux en maîtriser totalement le rendu. Le travail de laboratoire permet de témoigner de ce que j’ai vu, en mettant en valeur des parties de l’image. Ma technique a évolué au fil des années et des sujets abordés. La construction mentale des photographies est une étape importante. Savoir ce que je veux au préalable tout en laissant une part d’imprévu. Le tirage argentique a longtemps été une étape importante pour céder la place au traitement par ordinateur. Cela offre beaucoup de possibilités. Chez le spectateur, c’est la sensation d’équilibre que je cherche à provoquer. J’ai envie de transmettre l’émotion de la prise de vue.

Portrait photographique de Michel Rubinel

M.Traore, 1994 © Michel Rubinel

Son évolution

Dès mes premières photographies, je capturais tout ce que mon œil voyait. Cela pouvait être une scène de rue, du quotidien, des portraits, des paysages et bien d’autres thèmes sans qu’il y ait nécessairement un fil conducteur évident. J’essaye aujourd’hui de construire plutôt des séries afin de sans cesse consolider mon travail de prise de vue ainsi que les techniques de tirage. Je développe des sujets sur un plus long terme. Cependant, je ne me limite pas à un sujet, je mène toujours plusieurs séries de front. Dans la suite du développement de mon travail en tant qu’Artiste Photographe, j’entends multiplier les occasions de présenter mon travail et mes réalisations. En particulier,les grand tirages m’intéressent de plus en plus et leur présentation au public est un aspect important de la suite de ma carrière artistique.

Photographie de l'Artiste Michel Rubinel

Babyfoot à Salvador da Bahia, 2001 © Michel Rubinel

Ses expositions

J’ai eu l’immense privilège de participer à une exposition collective dans le cadre d’un festival en Bourgogne. C’est un excellent souvenir. Néanmoins, rien ne sera jamais plus émouvant que la toute première exposition. Celle qui remue notre âme au plus profond d’elle-même. Du 1er au 11 juillet 2019, je participe à l’exposition collective « Présence(s) Mêlée(s) » organisée par Art-Trope en partenariat avec le festival Voies-Off dans le contexte des prestigieuses Rencontres de la Photographie d’Arles. L’accent sera mis sur les portraits pour présenter, aux côtés des autres Artistes de la communauté présents, une lecture croisée du portrait en photographie.

Oeuvre de l'Artiste Photographe Michel Rubinel

Remi, 2017 © Michel Rubinel

Sa relation avec Art-Trope

Je ne maîtrise pas encore le marché de l’Art-Contemporain. En tant qu’Artiste Photographe, j’ai besoin que l’on m’épaule dans ce contexte et c’est là qu’Art-Trope intervient. Art-Trope m’aide à m’organiser, à développer ma carrière et à augmenter progressivement la visibilité de mes créations. C’est cette dimension d’accompagnement qui est essentielle pour moi dans l’optique du développement de ma carrière d’Artiste Photographe.

Retrouvez le profil Art-Trope du Photographe Michel Rubinel ici.

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