• 24 Jan 2018

L’Isabella Stewart Gardner Museum de Boston continue ses efforts pour retrouver les 13 œuvres volées, d’une valeur d’un demi-milliard de dollars. Cependant, même si la récompense initiale de 10 millions de dollars tombe à 5, l’offre est toujours sur la table. L’heure tourne, le temps passe, mais où en sont les investigations ?

Cette photographie prise par un employé du Federal Bureau of Investigation américain représente l'emplacement de la toile volée "Le Christ dans la Tempête sur la mer de Galilée" de Rambrandt à l'Isabella Stewart Gardner Museum de Boston.

Emplacement de la toile “Le Christ dans la Tempête sur la mer de Galilée” de Rambrandt © FBI

Le vol d’œuvres d’Art le plus important de l’histoire

C’est encore une blessure ouverte pour les habitants de Boston. Le 18 mars 1990, 13 œuvres de grands maîtres sont volées à l’Isabella Stewart Gardner Museum. Les deux cambrioleurs, déguisés en policiers, se sont emparés de précieuses œuvres. Parmi elles, «Le Christ dans la Tempête sur la mer de Galilée» de Rembrandt, mais aussi «Le Concert» de Vermeer. Cependant, ce ne sont pas les seuls Artistes d’exception à s’être vus arrachés certaines de leurs œuvres. En effet, Edgar Degas figure également parmi les tristes spoliés. Ainsi la valeur totale du vol s’élève à près de 500 millions de dollars. C’est M. Armore, directeur de la sécurité du musée, qui enquête depuis plus de 30 ans sur l’acte. Initialement, le musée avait proposé une récompense de 10 millions de dollars. Or, celle-ci devait expirer au 1er janvier 2018. Ainsi, l’offre a été réduite à 5 millions de dollars.

Cette photographie est celle de la toile de Johannes Vermeer intitulée "Le Concert", volée à l'Isabella Stewart Gardner Museum en 1990.

Le Concert © Johannes Vermeer

Les répercutions de la revue à la baisse de la récompense

Le passage de 10 à 5 millions de dollars de récompense n’a pas manqué de susciter l’inquiétude auprès des enquêteurs. Effectivement, M. Amore a récemment déclaré au New York Times: “il se peut que certaines organisations criminelles ou certains individus soient peu sensibles aux 5 millions de dollars (…) En revanche, il y a fort à parier qu’ils n’aient pas le même ressenti pour les 10 millions de dollars initiaux”. Or, même si les enquêteurs ont pu reconstituer les déplacements des deux individus dans le musée grâce aux détecteurs de mouvements, les indices sont maigres. Cela est d’autant plus frustrant que les deux malfaiteurs seraient restés quatre-vingt-une minutes sur place. Aujourd’hui, il s’agit plutôt de récupérer les œuvres que de sanctionner les malfrats.

Une enquête houleuse mais dans l’impasse

L’affaire des tableaux volés de l’Isabella Stewart Gardner Museum ne s’est pas faite sans rebondissements. En effet, en 2013, le FBI affirmait avoir identifié les voleurs. Néanmoins, depuis 1995, les faits étant prescrits, les suspects ne peuvent être ni interpellés ni poursuivis. Effectivement, les deux suspects n’étaient plus en possession des œuvres. Selon Kristen Setera, porte parole du FBI a déclaré : «l’enquête a connu beaucoup de tournants et de rebondissements, des pistes prometteuses et des impasses.» Les pistes ont été aussi nombreuses qu’incongrues. Ainsi, les enquêteurs ont pensé à des hommes de main de la mafia, voleur spécialisé, émissaires du Vatican. Le musée ne désespère pas pour récupérer ses œuvres inestimables, et la récompense, même revue à la baisse, tient toujours.

Cette photographie représente la cour intérieure de l'Isabella Stewart Gardner Museum de Boston.

Isabella Stewart Gardner Museum, Boston

 

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Sources : The New York Times et Le Monde.