• 10 Juil 2018

Art-Trope s’est rendu aux Rencontres de la Photographie d’Arles, le rendez-vous international des professionnels de la photographie d’Art. Le festival se déroule du 2 juillet au 23 septembre 2018. Art-Trope a sélectionné pour vous ses expositions préférées.

Oeuvre intitulée Victory de Gilbert et George

Victory, 1992 © Gilbert et George

Une rétrospective monumentale pour le duo iconique de photographes : Gilbert et George

Dans le cadre des Rencontres de la Photographie, la Fondation Luma propose une rétrospective unique des photographes britanniques Gilbert et George. L’exposition a été conçue par les commissaires d’exposition Hans Ulrich Obrist, Directeur Artistique des Serpentines Galleries à Londres, et Daniel Birnbaum, Directeur du Moderna Museet de Stockholm, en collaboration avec les Artistes. Elle présente ainsi cinquante années de photographie de ce duo iconique. En effet, Gilbert et George se sont rencontrés en 1967 à l’occasion de l’exposition de fin d’année à la St Martin’s School of Art alors qu’ils étaient tous deux âgés de 23 et 24 ans. La collaboration qui naît de cette rencontre “est quelque chose qui s’est imposé à nous comme le temps qu’il fait” précise George dans son entretien avec Hans Ulrich Obrist. L’exposition “Gilbert & George: The Great Exhibition 1971-2016” met en lumière la volonté des deux photographes de proposer un Art qui s’adresse “par-delà les barrières de la connaissance, à la Vie des Gens et non à leur connaissance de l’Art”, comme l’expliquent les deux Artistes. La Grande Halle de la Fondation Luma est le lieu idéal pour recevoir ces immenses panneaux photographiques incisifs et puissants.

"Gilbert et George: the Great Exhibition", Rencontres de la Photographie d'Arles 2018, Fondation Luma

“Gilbert et George: the Great Exhibition”, Rencontres de la Photographie d’Arles 2018, Fondation Luma © Art-Trope

La photographie loufoque de William Wegman

William Wegman est né en 1943 à Holyoke dans le Massachusetts. Il étudie d’abord la peinture au Massachusetts College of Art de Boston puis à l’Université de l’Illinois dont il sort diplômé en 1967. En 1971, il s’installe à Long Beach en Californie où il enseigne au California State College. C’est à ce moment là que l’Artiste adopte un chien qu’il nomme Man Ray. Ce chien bouleverse alors la démarche artistique de William Wegman qui le photographie sous toutes ses coutures avec des mises en scène aussi sublimes que décalées. La présence de l’animal est centrale dans le travail de William Wegman. Lorsque Man Ray meurt en 1982, le journal américain “Village Voice” l’a nommé “Homme de l’année”. L’exposition “Être humain” présentée au Palais de l’Archevêché dans le cadre des Rencontres de la Photographie d’Arles propose de plonger dans l’univers de William Wegman. Les mises en scène de Man Ray interrogent la perception que les êtres humains ont d’eux-mêmes en reprenant leurs postures tant dans l’Histoire de l’Art que dans le quotidien. 

Oeuvre de William Wegman en 1996

Tamino et sa flûte enchantée, 1996, © William Wegman

Deux jeunes photographes à suivre de près: Baptiste Rabichon et Gregor Sailer

Le Cloître Saint Trophime accueille, pendant les Rencontres de la Photographie, deux jeunes photographes talentueux. Baptiste Rabichon, né en 1987 à Montpellier, est Lauréat de la Résidence BMW 2017 à Gobelins, l’école de l’image. Dans son exposition “En ville“, il propose un “ensemble de sensations et d’impressions” précise le Commissaire de l’exposition François Cheval. En effet, ses photographies combinent à la fois les nouvelles technologies et les techniques anciennes dont les résultats rappellent une vision fantasmée du Jardin des Hespérides.

Oeuvre de Baptiste Rabichon

Album VIII © Baptiste Rabichon

Un étage au dessus, le photographe Gregor Sailer, né en 1980 à Tyrol en Autriche, propose une exposition intitulée “Le Village Potemkine“. Dans cette dernière, le photographe reprend la légende selon laquelle lorsque l’Impératrice Catherine visita la Crimée en 1787, le ministre russe Potemkine a ordonné la construction de riches façades en carton-pâte sur le chemin de l’Impératrice afin de cacher la misère. En effet, l’exposition comprend un ensemble photographique dans lequel chaque oeuvre présente une fausse façade derrière laquelle la vie est absente. Ces décors fantomatiques questionnent notre rapport aux apparences.

Photographie de Gregor Sailer en 2016

Carson City VI / Vagarda, Suède, 2016 © Gregor Sailer

 

Lisez notre article sur l’exposition du Salvator Mundi de Leonard de Vinci au Louvre Abu Dhabi ici.