• 7 Déc 2017

Le Street Artist portugais Bordalo II utilise son Art pour tirer la sonnette d’alarme face à la pollution et aux changements climatiques. Pour cela, il transforme les déchets en œuvres d’Art et offre un bestiaire aussi fantaisiste qu’original. L’une de ses créatures monumentales a pris place sur un mur parisien au moins de novembre 2017:

Cette image proposée par Pexels représente un Street Artist grapheur en création de graffiti.

© Pexels

Un Street Artist activiste

Le Street Artist Bordalo II tient son nom de son grand-père, Bordalo premier du nom et Artiste peintre. Il commence son histoire par le grafiiti, “le vrai” comme il l’affirme. En effet, c’est de manière illégale que l’Artiste a d’abord commencer à déployer son univers visuel. Ainsi, en grandissant, il décide de puiser son inspiration des outils et techniques acquis dans la rue. Il se définit lui-même comme un “Artiste activiste”, admirant ses confrères du milieu tels SpY, FarewellDran etc. La ville de Lisbonne occupe une place de choix dans son univers, mais son inspiration est protéiforme.

Un bestiaire original et monumental

C’est la série “Big Trash Aninals” qui a fait connaître l’Artiste Bordalo II. En effet, par la réutilisation de déchets trouvés dans la rue, l’Artiste assemble par-chocs brisés, poubelles brûlées, pneus et autres objets abandonnés pour confectionner de gigantesques animaux en 3 dimensions. Ainsi, les objets de récupération deviennent des détails qui ne se remarquent qu’en se rapprochant de l’oeuvre. Ses animaux ressemblent à des créatures sorties de Frankenstein et dénoncent avec poésie la problématique de la pollution. De même, l’Artiste pose un regard critique sur le gaspillage et la société de consommation. De ce fait, l’idée est de représenter la nature par le biais de figures animales, mais avec des objets qui la détruisent au quotidien. Sur ce principe, il vient de réaliser en novembre 2017 un castor géant sur un mur du 13ème arrondissement de Paris.

Cette photographie représente l'un des animaux monumentaux du Street Artist Bordalo II dans le cadre de sa série Big Trash Animals.

Bordalo II, Big Trash Animals, Paris, 2017 © Art-Trope

Le Street Art comme moyen de dénonciation

Bordalo II se situe à l’exacte frontière de la définition même Street Art originel, spontané, et sauvage, et celui plus institutionnalisé et encadré. Ainsi, s’en dégage une force toute particulière qui interpelle les spectateurs et les invite à repenser leur rapport au monde. En effet, l’Artiste a déclaré: « ils [les Big Trash Animals] dénoncent ce qui les tue : la pollution, les déchets en plastique. Au-delà de l’esthétique, je souhaite vraiment attirer l’attention du public sur les problèmes écologiques. La rue est un bon endroit pour le faire, même si ça m’oblige à avoir un message très direct et rapide. C’est pour cela que mes œuvres poussent les gens à se rapprocher. En voyant la matière, ils peuvent alors dans un deuxième temps en comprendre le sens »

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Sources: Ufunk, Isupportstreetart, et Télérama