• 1 Mar 2018

Les derniers rapports de l’année 2017 font état d’un marché de l’Art en ligne en hausse de 24%. Les bénéfices engendrés ont atteint les 3,27 milliards de dollars. Selon les chiffres du rapport Hiscox, les revenus des galeries et sites d’enchères en ligne ont augmenté de 15 % en 2016. Néanmoins, près de 51% des acheteurs demeurent réticents à l’achat en ligne. Nous vous proposons une analyse du marché de vente d’œuvres d’Art en ligne.

Cette photographie de Pexels représente un jeune homme a visage à demi-caché.

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L’année 2017 : des records de vente en ligne

Si l’on reprend les données du rapport Hiscox, le marché de la vente en ligne est en plein boom. En 2016, son volume d’affaires généré atteint 3,7 milliards de dollars. Ainsi, la part du marché de l’Art en ligne fait un bond on passant de 7,3% en 2015 à 8,4% en 2016. L’enjeu est donc de taille pour le marché de l’Art comme expliqué dans notre article dédié aux Artistes émergents. Néanmoins, de nombreux lieux d’exposition n’ont pas pris le pli. Nicolas Kaddèche, responsable Art et clientèle privée chez Hiscox affirme : “les clients qui ont déjà fait leurs achats en ligne ont l’intention de recommencer. Ce marché se stabilise. 80% des œuvres achetées en ligne sont à moins de 5000 euros. ” A cela s’ajoute une tendance à “l’Uberisation” du marché de l’Art.

Un marché de l’Art en phase “d’Uberisation” ?

La tendance générale est à la négation des intermédiaires. En effet, de plus en plus d’applications, concepts et salons ont pour objectif de rapprocher directement les Artistes et les acheteurs. C’est le cas de la foire Art 3 F, concept itinérant qui s’est tenu le 24 février 2018. Il s’agit de permettre au public de traiter directement avec les galeries. De même, les galeries purement virtuelles se multiplient. C’est le cas notamment d’Artviatic fondé par Antoine Van de Beuque et qui propose un catalogue d’œuvres de 20 000 à 150 000 Euros. Les principales maisons de vente aux enchères et galeries internationales n’ont d’autre choix que de s’inscrire dans cette tendance. Ainsi, la galerie Perrotin par exemple, s’est rapprochée de la plateforme Artsper pour vendre une partie de ses œuvres. Si les acteurs de la partie haute du marché des Beaux-Arts parviennent à vendre en ligne et ainsi dégager des bénéfices, cela n’est pas le cas pour les Artistes émergents. De plus, la grande majorité des galeries peinent à se mettre à la page, et, même lorsqu’elles proposent des services en ligne, ne parviennent souvent pas à vendre un nombre suffisant de pièces.

Cette image de Pexels représente un smartphone et une pancarte.

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La face cachée de la vente en ligne : 95% de laissés pour compte

Si l’on se base sur le rapport Hiscox et le prix moyen des transactions en ligne à 5000 euros, l’on pourrait croire que la vente en ligne favorise les Artistes émergents. Or, dans les faits, seuls les Artistes déjà représentés par de grandes galeries internationales, ou bénéficiant d’une cote établie dans le marché de l’Art parviennent à vendre. Par ailleurs, la réticence à acheter des œuvres sans interaction physique avec ces dernières pose toujours problème pour près de 51% des acheteurs comme le souligne Hiscox. A cela s’ajoute la valeur incertaine et de plus en plus fluctuante des Artistes émergents face à des collectionneurs devenus des investisseurs. Art-Trope propose des solutions aux Artistes pour les accompagner et les suivre sur le long terme, véritable garantie d’investissement pour les collectionneurs. C’est le facilitateur du marché international de l’Art.

Cette image de Pexels représente un homme dont le visage est masqué par une tablette.

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Lisez notre article sur Bella Rosenfeld, la muse absolue de Marc Chagall ici.

Sources : Hiscox, France Inter, et les Echos